École Rudolf Steiner de Montréal: École Primaires Privées

 

 

Congrès Le jeu du je

2, 3 et 4 mars

Le jeu est la première poésie de l’être humain, disait Jean-Paul Sartre.

À l’âge adulte, on a peur d’être étiqueté comme personne « pas sérieuse » ou « superficielle ». Jouer semble pour plusieurs uniquement un acte de loisir. Être adulte, c’est ne pas mélanger principe de plaisir avec principe de réalité.
Pourtant, si le jeu aide l’enfant à apprendre, ce même jeu aide l’adulte à comprendre la vie.
Lorsqu’on a le sens du jeu, on sait que la réalité est flexible. Le jeu me donne occasion et plaisir de jouer avec la réalité pour la recréer.

Jouer est un besoin fondamental pour notre santé mentale et pour notre créativité.
Le risque qui nous guette, comme adulte, c’est la monotonie. Le plaisir du jeu procure dépassement et oubli de soi. Et l’oubli de soi, associé au plaisir, permet de se réinventer et de rester attentif au nouveau de soi-même. Les enfants jouent pour se découvrir, s’expérimenter et se structurer; les adultes jouent pour s’oublier et se dépasser.

Pourquoi jouer comme adulte?
  Pour recréer la réalité.

* Dans un contexte de jeu de compétition, le jeu conduit au dépassement de soi et, en cas de victoire, il amène une valorisation personnelle.
           * Dans un contexte de jeu de hasard, il permet de rêver et oblige au lâcher prise.                                                                                                   
* Dans un contexte de jeu de rôle, le jeu permet de se dépouiller de sa personnalité pour adopter une autre, ce qui nous donne la chance d’élargir notre propre perception.

Le jeu est expression spontanée qui ne demande rien, gratuite. Jouer, c’est se laisser aller à créer la vie pour soi avec les autres. Nous retrouvons par le jeu la joie en se laissant aller à cette spontanéité d’enfant qui a été notre façon originelle d’être avec le monde. C’est ainsi que le jeu nous remet en relation avec le moi véritable. Le « je » a besoin de la capacité de jouer pour créer et recréer sa réalité.

 

Jean-Marc Péladeau, art-thérapeute 
pour le comité du Congrès






 

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